Odori: the world of kabuki dance

KBUKIOdoriPostcard

J’ai assisté au spectacle Odori: The World of Kabuki Dance mettant en vedette trois maîtres danseurs du Japon: FUJIMA Shogo, IZUMI Tokuho et FUJIMA Monyo.

La kabuki était la représentation théâtrale la plus populaire pendant la période Edo au Japon (1615-1867) composée en totalité ou en partie de danse (qu’on appelle odori).

KBUKIFujimaMonyoLe plus surprenant dans le kabuki, c’est la présence du kôken, un assistant visible sur scène qui s’occupe d’apporter les accessoires, aide à l’ajustement des costumes, etc.  Il entre en scène pendant le spectacle, s’agenouille de biais, apporte son aide au moment propice, puis s’en va quand on a plus besoin de loin. Le mot kôken signifie “vu derrière”.

agenouillé

au pied de la geisha

un kôken

 

Sans lui, la geisha s’empiêtrerait dans son long kimono et devrait se pencher (difficile à faire avec le lourd costume et la perruque) pour poser son éventail, son ombrelle, puis le reprendre à la fin du numéro.

Le décor est très sobre et est composé de paravents (byôbu) qu’on dispose selon les besoins de la scène, par example: pour représenter les murs de la maison ou une forêt de pins.

le pin

sur son éventail

léger

 

Dans le kabuki, contrairement au théâtre occidental, l’histoire est racontée par les gestes et non par l’expression des visages (qui étaient toujours sobres).

la geisha

mime la joie

sans sourire

KBUKUFujimaMusumenanakusa Le spectacle était présenté par Tomoe Arts, une organisation de Vancouver qui s’occupe de promouvoir le nihon buyoh (la danse japonaise classique des geishas) au grand public en présentant des spectacles et des ateliers.

C’est une rare occasion de voir un spectacle de kabuki avec des vrais costumes, perruques et maquillages (on a fait venir des maîtres costumiers/maquilleurs du Japon pour le spectacle).

 

 

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2 thoughts on “Odori: the world of kabuki dance

  1. Ah, le voilà, ton récit du spectacle de danse kabuki ! Tu nous donnes une bonne idée de cette forme d’art très particulière pour l’appréciation de laquelle nous, Occidentaux, devons laisser de côté toutes nos références culturelles, à ce qui me semble. Je trouve que ton récit en capte bien l’étrangeté. Parmi les haïkus que tu as glissés dans ton haïbun, mon préféré est celui de la geisha qui mime la joie sans sourire. Ce passage m’a fait penser à un article scientifique que j’ai lu dernièrement et qui faisait état d’une étude démontrant que les Chinois ne tiennent pas compte de la même façon que les Occidentaux des expressions faciales et des éléments non-verbaux du discours de leurs interlocuteurs. Pour la communication entre personnes issues de cultures asiatiques et occidentaux, nous avons là un défi considérable.

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