La rumeur du coffre à jouets

La rumeur du coffre à jouets

Rumeur

“Le premier cadeau à faire à l’enfant, apprendre à regarder, est ce que nous montre aussi la pratique du Haïku.” (Note des Editeurs)

 

Si on fait fi de la photographie de couverture qui jure avec les délicates encres à l’intérieur, c’est un charmant petit ouvrage que cette Rumeur du coffre à jouets : une anthologie de 88 haïkus sur l’enfance de 88 auteurs traduits en trois langues (français, anglais et espagnol).

J’aime beaucoup la typographie, la maquette et les magnifiques illustrations à l’encre d’Isabel Asunsolo.  Par contre, c’est dommage qu’on ne présente qu’un seul haïku par auteur (traduit en trois langues) au lieu de trois haïkus qui auraient amené plus de diversité. 

 

Comme c’est une anthologie, on présente aussi des textes d’auteurs (japonais ou contemporains) déjà publiés dans d’autres ouvrages.  Aussi, j’ai eu la surprise de constater qu’on avait choisi de publier un haïku tiré de Dix vues du haïku au lieu des textes originaux que j’avais soumis.  J’imagine que l’éditrice avait déjà fixé son choix dans cet ouvrage de l’AFH où elle a également extrait des haïkus de Jean Antonini et Micheline Beaudry. 

 

Je me suis vite consolée en apercevant la très belle page qui en a résulté car il n’y a rien de plus plaisant pour un auteur que de voir son haïku illustré:

 

Rumeurducoffre

                                                                           Source: La rumeur du coffre à jouets

 

la maman hésite

entre la poupée qui rit

et celle qui pleure

Salim Bellen

 

matin d’hôpital

une enfant chauve

coiffe sa poupée

Jean Doronzier

 

 

doigt sous les mots

il fait semblant de lire

son chat l’écoute

Huguette Ducharme

 

 

pluies d’automne –

sagement Théo dessine

une autre maison

Gérard Dumon

 

Un bel ouvrage à se procurer ou à offrir en cadeau.

 

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2 thoughts on “La rumeur du coffre à jouets

  1. Je suis d’accord, Tessa : bien que j’aime beaucoup la photographie de la page couverture de l’ouvrage, elle n’est peut-être pas un bon choix, compte tenu du fait qu’à l’intérieur, les illustrations sont d’un tout autre style. Des photos partout ou des dessins partout, pour un maximum de cohérence. Par contre, je suis d’accord avec le concept “unE auteurE, un haïku”, et l’idée d’une anthologie trilingue me plaît assez.

  2. @MoHe – Oui, c’est vrai, cela avait du bon.  D’ailleurs, un de mes plus grands plaisirs en parcourant l’anthologie, c’était de comparer les traductions.  De voir comment une traduction, parfois, soulevait un détail qui m’avait échappé dans le haïku original, ou ajoutait un détail qui n’était pas dans l’original dans un but d’adaptation.  Découvrir qu’on aime mieux un haïku dans sa version traduite, aussi, c’est plutôt spécial. On se demande pourquoi, on cherche le mot qui diffère, pourquoi ça marche ou pas. C’est un bon exercise d’écriture.
    D’un autre côté, quand le haïku ne me disait rien, dans les trois langues, je me disais que c’est dommage: si j’avais eu la chance de lire deux autres haïkus de l’auteur, cela m’aurait permis d’avoir une meilleure idée de la voix de l’auteur.

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