Des titres deviennent haïkus

A la Bibliothèque publique de Vancouver, l’artiste Carol Sawyer a photographié des piles de livres dont les titres pouvaient être lus comme les lignes d’un poème.

Exemple de Book Stack Poem:

I am a conductor

Experimenting with color

 

Enlarging

Enlarging

 

The mysterious world of rays

 

I looked and I listened

The same only different

 

– Carol Sawyer

(Chaque ligne est un livre ou le titre d’un livre)

 

Inpirée par Mme Sawyer, j’ai essayé de créer des haïkus en me servant des titres de recueils de haïku de ma collection personnelle. Le résultat est ci-dessous:

HaikuTitlesLueursdel'aube

 

 Lueurs de l’aube

Arbres lumière

Tout peut commencer

 

 

 

HaikuTitlesNeigesousnospas

Neige

Sous nos pas

Juste un grand vent

 

 

HaikuTitlesNeigefragilesetnus

 

Neige –

Fragiles et nus

Des mondes nous échappent

 

 

HaikuTitlesSousnospaspardela

Sous nos pas

Par-delà les eaux

Clapotis du temps

 

HaikuTitlesSoudainL'angelus 

 

Soudain

L’angélus

D’un ciel à l’autre

 

HaikuTitlesHaikupetiteseternites

  Définition du haïku:

Haïku

Petites éternités

Brèves de saison

 

 

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7 thoughts on “Des titres deviennent haïkus

  1. Idée séduisante, Tessa ! Ta définition du haïku est particulièrement intéressante. Le procédé me fait penser à un distiche que j’ai écrit il y a longtemps (en faisant avec Hélène Leclerc le renku “Le vieil érable” ) oublier la caniculeen lisant “La nuit, la neige”(il s’agit d’un très bon roman de Claude Pujade-Renaud).bon automne !Monika

  2. P.S. As-tu changé ta question (en vert en haut de ton blogue : “quel bruit fait une grenouille qui saute dans l’étang ?” )? Est-ce que j’ai rêvé : la dernière fois que j’ai visité ton blogue, elle était formulée autrement : “Quel bruit fait une grenouille qui saute dans l’étang et que personne n’entend ?” Je trouve que celle-là est un vrai koan, et j’avais le goût d’y répondre par un autre : “Le monde, quand personne n’est là pour le voir, est-ce qu’il existe quand même ?” (ou encore celui-là : Est-ce que la musique existe, quand personne ne la joue ?)amitiésMonika

  3. @MoHe – Bonjour MoHe,
    Oui, j’avais écrit “Quel bruit fait une grenouille qui saute dans l’étang s’il n’y a personne pour l’écrire?”  Clin d’oeil à Basho (et aux grenouilles de la bédé Vieil Etang). 
    Je me cherche un nouveau slogan (ou sous-titre). Mon blogue est en crise d’identité.  J’ai envie de changer ce slogan régulièrement, tout comme on change de photos de présentation selon l’humeur du moment. A surveiller, donc.
    Et ploc!
    Tessa W.

  4. Merci de vos commentaires encourageants.  Je continue d’explorer et d’expérimenter avec le haïku, à la manière oulipo, comme dit Phil.  J’aime beaucoup “jouer” avec le haïku.  Dépasser les limites de l’acceptable, les traditions, les contraintes. Surveillez mes prochaines expériences de collage-haïku…
    Tessa W.

  5. @Tess_In_The_West – Bonne idée, Tess, de changer régulièrement de slogan… (mais c’est aussi exigeant, n’est-ce pas) – et quelle chose fascinante que la crise d’identité… ! J’ai hâte de voir ce qui en sortira (ou comment ton blogue s’en sortira ! ), mais j’espère qu’il restera un blogue qui met le haïku (et ses formes apparentées) au coeur de l’action (et de la réflexion ). Donc : je surveille ! amicalementM.P.S. Quel dommage qu’on ne pourra pas se voir au Festival Haïku à Montréal dans deux semaines ! Je me réjouissais déjà à l’idée de passer du temps en ta compagnie !

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