Sumi-e (quatrième cours)

La préparation du sumi-e consiste à frotter un bâton d’encre solide sur une pierre contenant un petit réservoir d’eau.  Il faut frotter la pierre pendant un bon 5-10 minutes pour obtenir de l’encre noire (c’est difficile mais il paraît que ça assouplie les doigts). 

le cours commence –

encore seule à préparer son encre

la débutante

Pour obtenir les teintes de gris, on trempe le pinceau rempli d’encre noire dans un peu d’eau (en cela j’imagine que la technique doit ressembler un peu à l’aquarelle).  En allant changer mon récipient d’eau, je crée toute une commotion.

le bol d’eau sale

passe par-dessus la peinture

professeur affolé

Aujourd’hui, on a fait un paysage avec une barque (ci-dessous, mon troisième essai).  J’ai encore de la difficulté avec les teintes de gris et mes coups de pinceaux sont malhabiles mais je sens que j’ai fait du progrès si on compare au premier cours….

BarqueSumie20061026

* * *

C’est la fin du premier cours.  Après deux heures de pratique, je n’arrive toujours pas à produire une seule feuille de bambou satisfaisante.  J’ai chaud.  Les cheveux me tombent sur les yeux. J’ai les mains maculées d’encre…  Arghh, je n’y arriverai jamais!!!

Ce n’est qu’une fois rendue chez moi que je la vois, là, dans le miroir:

peinture à l’encre

une feuille de bambou parfaite

sur ma joue

 

Advertisements

6 thoughts on “Sumi-e (quatrième cours)

  1. Tu fais vraiment du progrès, Tessa ! C’est de l’aquarelle, de l’encre de Chine ou quoi exactement ? Il faudrait que tu nous expliques un peu la technique.Et ta petite grenouille dans les herbes me fait penser à mon tout petit oiseau (voir mon blogue à la date du 30 juillet)dans mon pin :dans le vieux pinun tout petit oiseaufait tout ce vacarmeamitiésMonika

  2. Ouh la la.  C’est vrai que la forme est vraiment très proche.  Je pense que ton haïku a dû refaire surface dans mon inconscient, sans le vouloir.   
    J’ai envie d’aborder cette problématique dans ma prochaine chronique.  On s’en reparle.
    A suivre.

  3. En attendant, je retire le haïku. Pour ceux qui se demande de quoi on parle, j’avais écrit:
    dans les herbes
    c’est une petite grenouille
    qui fait tout ce vacarme
    La forme est presque semblable (sans parler du L3!)  Aye, aye, aye!
    Je vais remplacer ça par une chronique de sumi-e, tiens!

  4. Ah, il est merveilleux, ton haïku sur la feuille de bambou !!! Un senryû comme je les aime – avec cette chute absolument inattendue !(Et ne t’en fais pas, Tessa – je sais très bien comment un haïku qu’on a lu quelque part peut, exactement comme tu le dis, tomber au fond de notre mémoire et refaire surface dans notre inconscient, des semaines et des mois plus tard, à l’occasion d’une expérience semblable, pour nous inspirer un haïku à nous sans qu’on s’en rende compte… Tout ce qu’on peut faire, c’est espérer que ça ne nous arrive pas trop souvent ! Sans rancune !)amicalementMohe

  5. Merci beaucoup pour cette description intéressante de la technique du sumi-e. En la lisant je me suis rendue compte que j’ai dans mon matériel d’arts un “kit” qui doit servir exactement à cette technique de peinture ! Quelqu’un m’en avait fait cadeau il y a quelques années déjà (avant que je m’intéresse au haïku) et je n’ai jamais su que faire avec ça ! Ça me donne envie de m’essayer… mais sans prof, je suis certaine que je n’aurai pas beaucoup de chance de faire les mêmes progrès que toi. J’aime beaucoup ta peinture avec le chaloupe et les feuilles de bambou en avant-plan (et surtout le paysage en arrière-plan ! ) Bientôt, tu pourras illustrer toi-même tes haïkus et te faire un magnifique recueil !

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s