Halloween

 

party d’halloween

des nonnes et des prêtres affluent

au vieux couvent

 

Advertisements

National Novel Writing Month

NaNoParticipant2006Cette année, je participe au National Novel Writing Month (NaNoWriMo) : pendant le mois de novembre, je vais essayer d’écrire un roman de 50,000 mots (environ 175 pages)… en 30 jours! 

Les règles du concours sont simples: on commence à écrire le 1er novembre et on termine le 30 novembre.  Toute personne qui a écrit plus de 50,000 mots est déclarée “gagnante”.  En d’autres mots, il n’y a rien à gagner sinon la satisfaction d’avoir écrit et terminé un projet d’écriture qu’on repoussait depuis des années.  (La présence d’une date-limite est un excellent incitateur car, comme on le sait, les apprentis-écrivains sont de très grands procrastinateurs).

Voici l’idée de roman qui me trotte dans la tête depuis quelques temps et qui sera le centre de mon attention pendant le prochain mois: 

C’est l’histoire d’un concepteur/testeur de jeux vidéos qui roule sur l’adrénaline 24h/24.  Rien ne va jamais assez vite pour lui.  Adepte de sports extrêmes, il est toujours à la recherche de nouvelles sensations fortes. 

 

Un jour, l’annonce d’une tuerie dans une école (au moment où sa boîte de production s’apprête à sortir un jeu de tir hyper-violent) le force à remettre en question son travail et son mode de vie.

 

Victime d’un accident de la route (suicide déguisé, on le devine), il rencontre une fille qui va le forcer à ralentir et à reprendre contact avec lui-même en lui faisant subir une “thérapie de la lenteur”. 

Les personnes intéressées à participer peuvent s’inscrire gratuitement sur le site NaNoWrimoBonne écriture!

 

Sumi-e (quatrième cours)

La préparation du sumi-e consiste à frotter un bâton d’encre solide sur une pierre contenant un petit réservoir d’eau.  Il faut frotter la pierre pendant un bon 5-10 minutes pour obtenir de l’encre noire (c’est difficile mais il paraît que ça assouplie les doigts). 

le cours commence –

encore seule à préparer son encre

la débutante

Pour obtenir les teintes de gris, on trempe le pinceau rempli d’encre noire dans un peu d’eau (en cela j’imagine que la technique doit ressembler un peu à l’aquarelle).  En allant changer mon récipient d’eau, je crée toute une commotion.

le bol d’eau sale

passe par-dessus la peinture

professeur affolé

Aujourd’hui, on a fait un paysage avec une barque (ci-dessous, mon troisième essai).  J’ai encore de la difficulté avec les teintes de gris et mes coups de pinceaux sont malhabiles mais je sens que j’ai fait du progrès si on compare au premier cours….

BarqueSumie20061026

* * *

C’est la fin du premier cours.  Après deux heures de pratique, je n’arrive toujours pas à produire une seule feuille de bambou satisfaisante.  J’ai chaud.  Les cheveux me tombent sur les yeux. J’ai les mains maculées d’encre…  Arghh, je n’y arriverai jamais!!!

Ce n’est qu’une fois rendue chez moi que je la vois, là, dans le miroir:

peinture à l’encre

une feuille de bambou parfaite

sur ma joue

 

Tout sur les haïkus

  

   Cela faisait longtemps que je cherchais un livre en français sur le haïku qui regrouperait tout ce qu’il faut savoir sur le sujet… 

 

Dans son livre Tout sur les haïkus, Dominique Chipot explique, dans un langage accessible, tout ce qu’il faut savoir sur les haïkus.  Il commence par relater, en quelques pages, l’histoire du haïku, (son origine, son arrivée en France, son développement en français) puis il aborde la technique.

 

Les chapitres (brièveté, césure, ponctuation, image, instantané, etc.) sont courts et ponctués d’exemples de la francophonie.  

 

A l’occasion, l’auteur se sert de contre-exemples pour montrer “ce qu’il ne faut pas faire” puis il améliore le haïku, en ajoutant simplement une césure, une ponctuation, etc., et on comprend soudainement que les règles ne sont pas là pour contraindre le haïkiste mais pour renforcer le haïku.

 

Par exemple, moi qui écrivais souvent des haïkus à une seule image, j’ai enfin compris grâce au livre de Dominique que 

«Avec une seule image, le haïku peut vite devenir une description narrative sans intérêt. Comme ceci:

 

un poulain

trottinant

vers la prairie

 

Une telle ‘phrase repliée’, fermée sur elle-même, n’offre pas au lecteur ce petit rien d’original, ce regard surprenant qui permet de rester en suspension quelques secondes.

 

deux canards s’envolent

au-dessus des HLM

aux rideaux tirés.»   (p.58)

 

Des chapitres supplémentaires nous apprennent comment différencier le senryû du haïku, où trouver l’inspiration, comment retravailler ses haïkus, comment distinguer poème bref et haïku.  C’est une véritable mine d’informations. 

 

Le livre est illustré avec de très belles photographies de Dominique Chipot (il y a même un chapitre sur les photos-haïkus).

 

En annexe, on trouvera un glossaire et une liste de ressources francophones (qui comprend les adresses des groupes de Haïku Montréal, Haïku Québec et des renseignements sur le camp littéraire de Baie-Comeau).

 

C’est un ouvrage indispensable pour les haijins de tous niveaux.  Le livre a déjà sa place sur ma table de travail, à côté du dictionnaire, comme outil de référence essentiel.  Je le recommande fortement.


Tout sur les haïkus, Dominique Chipot.  France: Aléas, 2006, 157 p. (ISBN 2-84301-157-4 )