Atelier de renku

Pour lire le résumé d’une participante à l’atelier renku de William J.Higginson et Penny Harter à Québec, rendez-vous sur le très beau site de MoHe en date du 30-31 août 2006.  Je recommande fortement le blogue de cette haijin qui excelle dans l’art du haibun.


J’ai participé un jour à un party de renku.  Chaque participant avait dix minutes pour écrire selon le sujet donné puis on faisait la lecture des textes et en choisissait un qui avait sa place dans le renku.  Les règles du renku me semblaient tellement contraignantes (toutes ces notions de liens, de changements…) que mon inspiration s’en trouvait bloquée.


lune d’automne


elle passe son tour


poème lié


 

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Article

Le haïku, poésie de l’ordinaire


Francis Higgins (collaboration spéciale), Le Soleil (24 août 2006).


 


C’est un homme d’Hiroshima – «au sourire comme celui de Bouddha» – qui a initié Abigail Friedman au haïku, l’art de trouver la poésie dans le moment présent. L’actuelle consule générale des États-Unis à Québec a vécu au pays du Soleil levant pendant près d’une décennie. C’est là qu’elle a découvert ces petits poèmes de 17 syllabes divisés en trois vers, tout en simplicité et en concision.

De son consulat, qui surplombe la terrasse Dufferin et offre la meilleure vue sur le Saint-Laurent de toute la ville, la diplomate de 50 ans écrit. Autant en français qu’en japonais ou qu’en anglais. «Pour rédiger des haïkus, le français est très bien. Quand on réussit, c’est beau, agréable et reposant. Il n’y a que le français pour aussi bien décrire le bruit des glaces sur le fleuve par un froid matin d’hiver!», raconte celle qui vient de publier ses mémoires sur le sujet. De plus, elle a invité deux maîtres américains reconnus pour une journée de conférence et d’atelier ouverte à tous, samedi prochain.

À Québec depuis deux ans, Mme Friedman a fondé un groupe local de haïkistes (ou haïjins). Ce club sélect compte aujourd’hui une trentaine de membres qui se réunissent chaque mois pour échanger des poèmes et discuter.


 


Cent ans de haïku


 


Le haïku a gagné la Belle Province il y a longtemps, au début des années 1900. André Duhaime a commencé à en écrire en 1970. «Je ne suis pas romancier, je n’ai pas de monde et de personnages qui m’habitent. Le haïku est donc une écriture poétique parfaite pour moi. C’est un polaroïd de la vie, un instant résumé en quelques mots.» 


M. Duhaime a rédigé plusieurs recueils et quelques anthologies de haïkus. Plusieurs le considèrent comme un maître à penser en la matière, un titre qui le gêne un peu. Enseignant du français langue seconde auprès d’immigrants en Outaouais, il lui arrive de présenter en classe quelques-unes de ses oeuvres. De plus, il mise sur Internet pour discuter avec d’autres adeptes partout dans le monde.

C’est que le haïku ne se limite pas à l’élite littéraire, aime dire Michel Pleau. «Quand tu écris des haïkus, tu ne peux pas te foutre des lecteurs, comme le font les poètes traditionnels. C’est tellement court que le lecteur doit faire la moitié du chemin dans son imagination. Sous son apparente facilité, c’est un exercice extraordinaire, mais qui reste accessible à tous», dit ce professeur de 42 ans qui, après avoir publié deux recueils, se donne un congé pour se ressourcer.



Art pour tous



Preuve que cette forme d’art gagne les masses, Baie-Comeau s’est dotée de son festival annuel de haïku. Depuis 2001, des dizaines d’adeptes de partout au Québec, de l’Ontario et du Nord-Est américain se regroupent pour quelques jours d’écriture, d’ateliers et de spectacles centrés sur cette poésie japonaise.

«Ça va carrément à l’encontre du monde moderne, explique Lynn Richard, une auteure de 53 ans de l’île d’Orléans qui vient de terminer son premier livre. Le haïku nous oblige à un naturel contemplatif, à sentir l’image dans le silence.»

De sa maison cent cinquantenaire bâtie sur la pointe est de l’île, Mme Richard se laisse bercer par la flore et le fleuve qui l’entourent, une source inépuisable d’inspiration. Elle écrit tous les jours depuis qu’elle a découvert cet art, il y a un an à peine. «C’est si facile à lire, mais tellement difficile à écrire. On n’a pas droit à la métaphore ou à la personnification. Il faut saisir l’instant présent. C’est pourquoi c’est ma poésie préférée. Elle nous amène au coeur de l’émotion.»

Comme l’écrivait Santoka, un moine et poète japonais né au XIXe siècle, «la sagesse est de voir le nouveau dans l’ordinaire, en s’accommodant du monde tel qu’il est. Il y a des trésors cachés dans l’instant présent».

Tai-chi

Je suis en train d’apprendre une nouvelle routine de tai-chi avec épée (Chen-style taijiquan single sword).  Le processus est long et difficile.  Il faut se familiariser avec chaque position, mouvement et enchaînement, puis pratiquer jusqu’à ce que cela devienne naturel. 


 


J’aime bien les noms donnés à chaque mouvement: l’immortel pointe la voie, le dragon sort de l’océan….  Finalement, le tai-chi, c’est comme si on déclamait un poème en mouvement.


 


cours de tai-chi


l’épée pointe


une tache sur le sol

Sous la couverture

Une partie de vous sur ce livre.


 


Le 26 SEPT. 1998


les marques de doigts


qui se trouvaient sur la cou-


verture de ce livre ont été


prélevées.  Ces empreintes ont


ensuite été analysées attentivement


au Centre des arts actuels SKOL


pendant l’hiver 1999.  Les résultats


de cette recherche vous appartien-


nent maintenant.  Une partie des


prélèvements recueillis lors de la


collecte est présentée en vitrine


dans le hall principal de la


Bibliothèque centrale, à prox-


imité du comptoir de prêt.


Le reste du travail est conversé


dans une réserve à humidité


et température contrôlées.


 


Partout sur chacun des livres de cette bibliothèque vous laissez votre empreinte par-dessus celles des lecteurs précédents.  Avec les autres usagers vous formez sans vous en apercevoir une peau sur chacun des ouvrages.


Ceci a été réalisé par Raphaëlle de Groot.