Attention, pétales mouillés

Je pensais que ma saison de Hanami était terminée à cause des vers à soie mais j’ai trouvé un moyen de remédier au problème: aujourd’hui il pleut et je me balade sous les cerisiers avec un parapluie.  Double plaisir (et protection contre les vers à soie).  Mais attention : les pétales mouillés sont très glissants.


trottoir glissant


sur son derrière mouillé


des pétales de cerisier

La vie après les fleurs

C’est vraiment magnifique un arbre qui fleurit.  Mais, après la période de floraison, les fleurs tombent, le feuillage pousse, et voilà un arbre qui donnera de l’ombre comme n’importe quel autre arbre, mais qui aura su tirer parti de tout ce que la nature lui aura donné : pendant quelques semaines, cet arbre nous aura éblouis.


Humains indignes, une fois les fleurs disparues, il nous est difficile de nous rappeler par la suite, lequel de ces arbres aura donné des fleurs.  Parfois, j’essaye de repérer les cerisiers de Yoshino parmi des dizaines d’arbres verts.  Deux choses m’aident: ma mémoire et l’emplacement des feuilles sur la branche (en rangées régulières couvrant entirèrement la branche, tout comme les fleurs couvraient les branches en gros cyclindres fleuris).

L’attaque des vers à soie

Ma saison de O-Hanami tire à sa fin.  Pas par manque de fleurs à admirer (encore aujourd’hui, j’ai découvert une autre espèce de cerisiers en fleurs!) mais parce que des dizaines de vers à soie descendent des arbres, suspendus par un fil de soie, et que c’est plutôt dégoutant d’en avoir dans les cheveux. 


Les larves se régalent du feuillage et deviennent à leur tour objet de convoitise:


tête à l’envers


dans les cerisiers


un oiseau

Une branche pour représenter l’arbre

Durant ma promenade quotidienne de O-Hanami (contemplation des fleurs), je découvre une nouvelle espèce de cerisier: une forme tout à fait japonaise, de grosses fleurs à cinq pétales, des boutons à peine ouverts, tout cela arrangé harmonieusement.  C’est l’arbre le plus beau, le plus “japonais” que j’ai vu.  Difficile à photographier, à cause de tous les édifices alentours.  J’essaye une dessin mais ne réussit qu’à dessiner un fouillis de fleurs.  Je recommence, en simplifiant.  En photographie comme en dessin, l’idéal est de se rallier à la méthode Japonaise: un détail (une branche) pour représenter l’ensemble (l’arbre).

Festival des cerisiers

Voici les gagnants du concours de haïkus organisé par le Festival des Cerisiers de Vancouver.  (Les haikus ont été reproduits sur des bannières de soie suspendues aux branches de cerisiers): 


            Best Canadian Poem                                         Best US Poem


                  the long road                                                 cherry blossoms


           boughs of white blossoms                                     I fold my résumé


                  light the way                                                     into a crane


 


Helen Baker, North Vancouver, BC                              Barry Goodman, Hackensack, New Jersey


 


 


         Best International Poem                                   Best Youth Poem


                   cherry tree                                                  stopped in traffic


            even the blind woman                                           on my window


               picks blossoms                                               cherry blossom


 


Rosa Clement, Manaus, Brazil                                  Sophia Frentz (age 13), Tauranga, New Zealand